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Martin Sokouri Bohui - “ Ni Bédié ni Ouattara ne peuvent être élus à la magistrature suprême’’

Lavoici.news : vendredi 11 décembre 2009
Martin Sokouri Bohui - “ Ni Bédié ni Ouattara ne peuvent être élus à la magistrature suprême’’

En vue de bien préparer la campagne électorale, le président de la République Laurent Gbagbo, candidat de la majorité présidentielle a demandé aux cadres de son bord de répondre aux allégations fantaisistes et mensongères des opposants. C’est dans ce cadre que se situent les “causeries” du député Sokouri Bohui, directeur national de campagne adjoint chargé des opérations électorales et des directions départementales. Dans l’entretien qui suit, il démonte Ouattara et Bédié. Un document à lire absolument.

Notre Voie : La direction nationale de campagne du président Gbagbo envoie une mission du lundi 14 au lundi 21 décembre sur toute l’étendue du territoire national. Quel est l’objet de cette mission ?

 Martin Sokouri Bohui : J’ai toujours dit que l’ambition de La majorité présidentielle, c’est de gagner l’élection présidentielle au premier tour. Et cette ambition est en train de devenir réalité. Parce qu’au fil des temps, nous montons en puissance et nos adversaires, notamment le RDR et le PDCI, plongent. Les ivoiriens ont effectivement compris que seul Laurent Gbagbo est capable de restaurer la dignité des peuples africains. Mais loin de tomber dans le triomphalisme, nous devons prendre toutes les mesures idoines pour réaliser cet objectif majeur pour notre Nation. Ne dit-on pas que qui veut voyager loin ménage sa monture ? Aussi la direction nationale de campagne (DNC) envoie-t-elle 25 délégations dans les 93 départements pour visiter nos 110 directions départementales de campagne (DDC). Ceci afin de leur apporter soutien, mais surtout pour évaluer le travail déjà fait et donner des directives pour son amélioration. Parce que l’objectif de la mission qui a été donnée aux DDC depuis la dernière réunion de Yamoussoukro, c’est de faire entrer sur la liste électorale tous nos militants et sympathisants. Vous savez très bien qu’une élection n’est jamais gagnée d’avance. Il faut donc mettre les bouchées doubles pour confirmer l’évidence sur le terrain qui est le triomphe de Gbagbo à l’élection prochaine dès le premier tour.

 N.V. : Ainsi donc la campagne bat son plein et nous attendons des déclarations par-ci par-là. La dernière en date qui me vient à l’esprit est celle du candidat du RDR, Alassane Ouattara qui dit que « Les refondateurs ont sacrifié la jeunesse ». Qu’est-ce que vous avez à répondre ?

 M.S.B. : vous savez, il faut se méfier des gens qui ne connaissent pas la honte dans leur vie. Ce genre d’hommes est dangereux. Il faut donc avoir peur d’eux parce qu’ils n’ont généralement aucun sentiment humain. C’est le cas de Ouattara. Parce que c’est la honte qui fait que l’homme a de la mesure dans ses propos. C’est la honte qui amène l’homme à tourner sa langue comme on le dit, sept fois avant de parler. Il se demande par exemple si je dis une telle chose, est-ce que je ne serai pas ridicule ? Je constate que Ouattara ne connaît pas la honte. Car s’il connaissait la honte, il n’aurait jamais utilisé dans son langage l’expression sacrifier quelqu’un. En effet, s’il y a un homme qui a sacrifié au sens propre et sens figuré la vie des Ivoiriens et notamment celle des jeunes, c’est bien Ouattara. Ouattara a sacrifié la vie des jeunes qui ont eu le malheur de croire en lui en les envoyant au front dans une guerre qu’il a déclenchée contre ce qu’il a eu l’habitude d’appeler son pays, la Côte d’Ivoire parce qu’il voulait simplement être candidat à l’élection présidentielle. Beaucoup de nos parents du nord attendent toujours le retour de leurs enfants que Ouattara a envoyés au front. Ouattara a sacrifié nombre de nos forces de défense et de sécurité et certains de leurs enfants qui ont été surpris par la guerre et qui sont morts. Faisant du coup de nombreux orphelins et veuves dont l’avenir est à jamais sacrifié par la sale guerre du président du RDR. Ouattara a sacrifié la vie de beaucoup de jeunes patriotes qui se sont levés pour défendre leur pays face à sa sale guerre. Ouattara a sacrifié de façon générale la vie de ces nombreuses victimes de sa sale guerre. Beaucoup ont été tués. Beaucoup d’autres sont marqués à vie. Ouattara a sacrifié beaucoup d’autres Ivoiriens qui, bien qu’ayant survécu à sa sale guerre ont tout perdu du fait justement de la guerre, du président du RDR. Un tel homme, qui a manifestement sacrifié tant de vies humaines pour ses ambitions personnelles et démesurées, devrait garder le profil bas. Mais en ayant le courage de sortir de sa bouche le mot sacrifié, j’ai honte à sa place. Je dirais même que j’ai pitié pour Ouattara et j’ai mal à la Côte d’Ivoire.

N.V. : Est-ce que vous n’avez pas le sentiment d’utiliser une expression trop forte ?

M.S.B. : Je ne pense pas du tout comme vous cher ami. Parce que quand j’imagine que ce monsieur aurait mené sa vie tranquillement dans son Burkina natal et qu’il n’aurait jamais pensé à diriger la Côte d’Ivoire si feu le président Houphouët ne l’avait pas fait venir dans notre pays dans le seul but de protéger Bédié, j’ai vraiment mal à mon pays. Houphouët lui-même doit en ce moment se retourner dans sa tombe quand on sait que l’homme à qui il a voulu rendre service en le nommant Premier ministre a trahi sa confiance en défigurant le pays que le premier président ivoirien a construit patiemment. On dit souvent que c’est Ouattara qui est le problème de la Côte d’Ivoire. C’est vrai. Mais l’origine de ces problèmes c’est Bédié.

 N.V. : Comment pouvez-vous affirmer une telle chose ?

M.S.B. : Ecoutez, lorsqu’en 1990, les Ivoiriens sont descendus pour la première fois dans la rue pour conspuer la politique d’Houphouët, il avait compris que c’était la fin de sa carrière politique. Il lui fallait donc trouver un homme nouveau. S’il prenait Bédié, il courait le risque de compromettre son plan de succession qui était de placer N’Zueba à la tête du pays après lui. Justement parce qu’il avait compris que si lui Houphouët a été conspué, ce n’était pas Bédié qui y échapperait. Lui qui traînait déjà l’histoire de la surfacturation des complexes sucriers. S’il prenait une personnalité autre que Bédié au PDCI, il courait aussi le risque de voir celui-là éclipser Bédié au cas où il réussirait la mission à lui confiée. Or Houphouët tenait absolument, on ne sait pour quelle raison, à faire de Bédié son successeur à la tête du pays. Certains disent que Bédié serait son fils adultérin. D’autres par contre affirment que le choix de Bédié obéissait à un plan du bélier de Yamoussoukro. A savoir que connaissant l’incompétence de l’homme, avec ce choix, on le regretterait. Les faits ont donné raison à ceux qui défendent cette dernière thèse. En tout état de cause, le président Houphouët devrait certainement avoir une raison particulière au point de s’entêter à choisir Bédié pour lui succéder. Car il y avait au PDCI des valeurs qui auraient pu faire mieux. Il lui fallait donc quelqu’un dont ni la réussite ni l’échec ne serait une entrave à l’ascension de Bédié. La personne la mieux indiquée était le Burkinabè Ouattara qu’il avait déjà réussi à placer à la tête de la BCEAO en 1988 après le décès d’Abdoulaye Fadika. Il était cette année-là au FMI en tant que burkinabé. Rappelons qu’en 1982, le même Ouattara a été décoré ici même en Côte d’Ivoire toujours en tant que citoyen burkinabé (voir Fraternité Matin du 27 décembre 1982). Il a été également auparavant vice-gouverneur de la même banque centrale pour le compte de l’ex-Haute Volta devenue Burkina-Faso. En 1990, on s’est aperçu que Ouattara détenait, on ne sait pas par quelle magie, une carte nationale d’identité ivoirienne datant de 1982. C'est-à-dire 40 ans après sa naissance. Et pourtant jusqu’en 1988, il était encore un national burkinabé. Pire, alors que cette CNI n’était pas périmée, il s’est fait établir une nouvelle CNI en 1990. Mais cette fois-ci le nom de sa mère qui était sur celle de 1982 Nabitou Ouattara devient subitement Nabitou Cissé. Visiblement le cas Ouattara est une énigme. C’est à croire demain, pour les besoins de la cause, il pourrait se trouver une troisième CNI sur laquelle le nom de sa mère serait Nabitou Wachia. Comme on le voit, Ouattara est le seul ivoirien qui n’est de souche et qui n’a pas de décret de naturalisation. Et qui est pourtant candidat.

 N.V. : Mais vous n’avez pas toujours dit pourquoi Bédié est l’origine des problèmes de la Côte d’Ivoire.

M.S.B. : Mais j’en arrive cher ami ! Pour Houphouët, Ouattara n’étant pas Ivoirien, il n’aurait jamais la prétention de briguer la magistrature suprême de ce pays. Pour lui, c’était déjà trop d’honneur fait à Ouattara d’avoir été Premier ministre d’un pays qui n’est pas le sien. C’était d’ailleurs le deal qui liait les deux hommes. De sorte que quand Ouattara a trahi le président Houphouët en affichant sa volonté de devenir président de la République d’un pays qui n’est pas le sien, Bédié ayant hérité du pouvoir d’Etat après la mort du premier président ivoirien, étant donné qu’il était bien au courant du deal entre Houphouët et Ouattara, aurait dû, courageusement dire en face de celui-ci qu’il ne peut prétendre à gouverner ce pays parce qu’il n’est pas Ivoirien. Mais au lieu de cela, il a biaisé. Il a voulu jouer au plus malin en créant l’ivoirité. Du coup il a fait de Ouattara un martyr. Or l’histoire de l’humanité montre que tout martyr attire toujours, à tort ou à raison, la sympathie des populations ou d’une partie de la population vers lui. Et c’est justement l’incompétence et la faiblesse de Bédié qui a amené Ouattara à croire davantage en ses possibilités de devenir Président de la République. C’est justement parce qu’il s’avait que Bédié était faible qu’il a dit : “je frapperai ce régime et il tombera”. Et quand il l’a frappé, il est tombé effectivement. Mais il y a plus grave. En effet, quand Ouattara qui a renversé Bédié après l’avoir clairement dit, a envoyé la guerre en 2002, au lieu de faire bloc avec les Ivoiriens pour arrêter cette folie meurtrière, il s’est malencontreusement lié à son ancien bourreau. Il espérait ainsi qu’après la supposée chute du président Gbagbo, les ivoiriens, qui savent très bien que Ouattara n’est pas Ivoirien, se contenteraient de sa personne pour lui confier à nouveau les rênes du pouvoir d’Etat. Ce comportement de Bédié me rappelle toujours l’histoire d’un homme qui a perdu en une nuit tous ses biens acquis de dur labeur parce que dévalisé par un voleur. Quelques jours après, le même voleur se retrouve chez son voisin. Celui-ci crie au voleur. Il accourt évidemment, alors que le voisin s’attendait naturellement à son secours, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la première victime du voleur aide plutôt son bureau à réussir à son opération et à disparaître. C’est pour toutes ces raisons que je dis que le vrai problème de la Côte d’ivoire c’est Bédié. Mais il est aussi un problème pour son propre parti. parce que la sagesse aurait commandé qu’avec son passé et son âge, N’Zueba mette sur orbite un plus jeune et soutenir sa candidature. Mais en s’entêtant à être candidat pour le compte du PDCI, il constitue un obstacle majeur au retour aux affaires de ce parti. Car il est évident que les ivoiriens, qui veulent d’un avenir radieux et rassurant pour leur pays, ne peuvent pas lui faire confiance, pas même les militants du PDCI. Il en est de même pour Ouattara qui lui, n’a pas fait une démarche citoyenne pour se faire accepter par les ivoiriens avant même de prétendre être candidat à l’élection présidentielle. Je voudrais faire remarquer qu’en 1995, Ouattara lui-même a affirmé et je cite : “les lois de mon pays ne me permettent pas d’être candidat ”. J’observe que ces lois-là n’ont pas changé et il s’est porté candidat en 2000. C’est donc à juste titre que sa candidature a été rejetée pour “nationalité douteuse”. A partir de là, trois attitudes s’offraient à lui pour montrer qu’il aime la Côte d’Ivoire, son pays d’adoption. Première attitude, Ouattara aurait pu tranquillement demander sa naturalisation en 2000 et attendre le délai de carence de 10 ans pour être candidat. S’il l’avait fait en 2000, aujourd’hui en 2010, il aurait été candidat si pendant le délai de carence, il avait posé des actes positifs pour le pays. Deuxième attitude, il aurait pu s’effacer pour positionner un autre cadre de son parti qui, lui, n’aurait pas de problème d’éligibilité. Troisième attitude, il aurait pu simplement abandonner et faire autre chose en Côte d’Ivoire et bouffer tranquillement son argent. Ou alors retourner tranquillement dans son pays d’origine. Il n’y a pas de honte à cela. Son ex-directeur de cabinet au moment où il était Premier ministre, Sidia Touré, est aujourd’hui reparti dans sa guinée natale, où il a été Premier ministre. Aujourd’hui il est chef de parti candidat potentiel à la présidentielle. Ouattara n’a pas eu la sagesse d’adopter ni l’une ni l’autre des ces trois attitudes empreinte de paix. Mais au contraire, il a opté pour la violence en envoyant la guerre dans un pays où les populations sont attachées à la paix. C’est pourquoi je dis que Ouattara n’a pas fait la démarche pour être président. Mais plutôt pour être candidat. Il est donc évident qu’il ne sera élu président de la République, parce qu’on ne peut solliciter les suffrages des populations après leur avoir envoyé la guerre qui a fait tant de mal. Entendons-nous très bien, ce qui est en cause ici, ce n’est pas tant les origines étrangères de Ouattara, mais sa trop grande propension à ne pas respecter les lois et à user du faux et de la violence comme moyens pour assouvir ses desseins. Je le dis, parce que dans ce pays nous connaissons d’illustres personnalités d’origine étrangère qui ont occupé d’importants postes de responsabilité et qui ont rendu d’énormes services à notre pays. Si ceux-là se portent candidats un jour, personne ne trouvera à redire tant leurs noms se collent à la Côte d’Ivoire, à la différence de celui de Ouattara, dont le simple nom repousse les ivoiriens. Comme on le voit en ce moment de la vie de notre nation, ni Bédié ni Ouattara ne peuvent être élus à la magistrature suprême. Alors il ne reste plus qu’un seul choix. Le Président Laurent Gbagbo qui a démontré contrairement aux autres, son attachement et son amour à la Côte d’Ivoire, son pays. le seul capable de restaurer la dignité des peuples africains.

 

Entretien réalisé par Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr

 

 

 

Lavoici.news

Jean Marc Simon (ambassadeur de France en Côte d`Ivoire) sur Rfi, hier : “Dès que la sortie de crise sera effective, une relation normale s`établira entre la France et la Côte d`Ivoire”
Jean Marc Simon (ambassadeur de France en Côte d`Ivoire) sur Rfi, hier : “Dès que la sortie de crise sera effective, une relation normale s`établira entre la France et la Côte d`Ivoire”

Lavoici.news:
mercredi 1 septembre 2010

L`ambassadeur de France en Côte d`Ivoire, Jean Marc Simon, était l`invité de Rfi hier soir. Le retour en Côte d`Ivoire des Français pourchassés par les partisans de l`actuel chef de l`Etat en 2004, la qualité des relations entre les deux pays, sont les sujets sur lesquels le diplomate français a été interrogé, cela, à la faveur de la réouverture, hier, de l`école Jacques Prévert réhabilitée par l`Etat ivoirien.


Est-ce que la réouverture de l`école Jacques Prévert symbolise quelque part le retour de la communauté française en Côte d`Ivoire ?


Comme vous savez, beaucoup de Français sont revenus depuis les évènements de 2004. Nous avons actuellement une communauté qui est de 13000 ressortissants dont à peu près la moitié sont des doubles nationaux qui, eux, n`étaient pas partis. Les effectifs qu`on a connus dans le passé ne sont pas encore tous revenus. Mais il y a tout de même une communauté française importante en Côte d`Ivoire. Donc, il est important de scolariser ces enfants. Et puis au-delà des enfants des ressortissants français, il y aussi tout cet aspect de la coopération. Puisque dans un établissement homologué, il y a autant de Français que d`Ivoiriens et des nationalités tierces. Il y a à peu près trois tiers grosso modo. Ce sont des établissements qui se veulent des établissements d`excellence et qui le sont. Et qui peuvent apporter aussi un appui pédagogique aux autres établissements de la place...






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Présidentielle du 31 Octobre 2010

jeudi 02 Septembre 2010

La commission électorale indépendante (CEI) a défini le chronogramme devrant conduire à la tenue des élections , le 31 octobre prochain.

 

Si certains le juge utopique ,d’autres pensent que ce chronogramme peut tenir la route.

 

Quel sens donnez-vous à cet énième chronogramme de la CEI ?  

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