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LOtérie Nationale de Côte d'Ivoire |
Sébastien Dano Djédjé, DDC de Gbagbo à Gagnoa ‘ ‘Nous sommes prêts depuis bien longtemps’’![]() Lavoici.news : mercredi 9 décembre 2009
Dans l’interview qui suit, le ministre de la réconciliation nationale et des relations avec les Institutions, le professeur Sébastien Dano Djédjé, se prononce sur le processus de paix. Il parle, par ailleurs, en sa qualité de DDC du candidat Gbagbo à Gagnoa, du contentieux électoral et des nouveaux venus dans la mouvance présidentielle.
S.D.D. : Vous savez, je fais partie des personnes optimistes quant à l’issue heureuse du processus de sortie de crise. Cela est certainement dû à mon caractère et à la mission que le Président de la République m’a confiée. J’estime que la Côte d’Ivoire revient de très loin alors quand ce genre de problèmes notamment le désarmement doit être un préalable, j’en suis personnellement gêné. S.D.D. : Ce n’est pas exactement ce que je veux dire. En fait, lorsqu’on voit le processus qui est mis en place depuis la signature de l’accord de Ouagadougou, le devoir de chaque Ivoirien, c’est de faire confiance à ceux qui sont chargés de prendre les décisions et de les mettre en application. En l’occurrence le Président de la République. La question des grades des ex-combattants, ce n’était pas gagné d’avance. Aujourd’hui, le chef de l’Etat a signé les décrets. Il faut faire confiance au génie politique du chef de l’Etat pour régler les problèmes qui sont les nôtres. L’accord de Ouaga dit qu’il faut avoir achevé le désarmement avant d’aller aux élections. Ça sera exécuté puisque c’est écrit et approuvé par tous. Laissons les dossiers militaires aux militaires et à leur chef qui est le Président de la République. La question qui doit nous préoccuper c’est de savoir si les élections seront sécurisées. Et à ce niveau, on n’a pas d’inquiétude à avoir. Puisque tout le monde est unanime pour dire qu’il faut aller aux élections car c’est à travers elles que la sortie de crise sera définitive. Quoiqu’après les élections, il y a des choses qu’il faudra encore régler. Mais, un pas important aura été déjà franchi. Ces élections présidentielles doivent être crédibles, fiables et transparentes. Pour cela, celui qui doit aller voter, doit le faire dans la sérénité totale. Ce qui équivaut à dire que la sécurité est garantie. C’est une tâche dévolue au centre de commandement intégré (CCI) qui comprend les forces de défense et de sécurité nationales (FDS), et les forces nouvelles (ex-rébellion armée). Le CCI est-il prêt ? Telle devrait être notre préoccupation. Il y a aussi la question de l’encasernement des ex-combattants et le manque de moyens. Tous ces points sont préoccupants. Seul le ministre de la Défense pourra éclairer véritablement l’opinion. S.D.D. : Ce ne sont ces acteurs politiques qui dirigent la Côte d’Ivoire. Celui qui dirige ce pays se nomme Laurent Gbagbo. Il a un Premier ministre qui s’appelle Guillaume Soro. Ce sont eux qui ont signé un accord le 4 mars 2007 à Ouagadougou. S’ils estiment que cet accord doit être respecté à la lettre, ils le feront sans hésiter. S’ils pensent le contraire, pour une raison ou une autre, c’est à eux d’en décider. Nous sommes dans un pays démocratique donc certaines personnes peuvent parler mais ce n’est à elles de décider quoi que ce soit. Ce ne sont pas les accompagnateurs de l’accord de Ouaga qui vont imprimer un rythme à cet accord.
S.D.D. : Nous sommes prêts depuis bien longtemps. Moi, j’ai été nommé DDC du candidat Laurent Gbagbo à Gagnoa en 2005 puisque l’élection était prévue à cette année-là mais elle n’a pas eu lieu. Depuis cette période, nous sommes sur le terrain. Je remercie le directeur national de campagne (DNC), Dr. Issa Malick Coulibaly, pour m’avoir reconduit. Nous travaillons en symbiose avec tous les autres partis politiques et mouvements de La Majorité Présidentielle (LMP).Ce qui est formidable à Gagnoa, c’est qu’il y a longtemps que nous nous connaissons. Tous les jeunes, les femmes et les allogènes sont impliqués dans ce grand ensemble pour la réélection du Président Laurent Gbagbo. Notre rôle est d’ouvrir, le plus large possible, les bras afin que tous ceux qui apprécient le Président Gbagbo viennent pour qu’on travaille ensemble. S.D.D. : Je voudrais exprimer toute ma fierté d’avoir eu comme dirigeant principal, Laurent Gbagbo. C’est un rassembleur, un leader ouvert, amoureux de son pays. Il met l’intérêt du pays au-dessus de tout. Je suis fier de voir tous ces frères du nord venir vers le Président Laurent Gbagbo. Par exemple, Koné Dossongui, c’est un vieil ami de Gbagbo, tout comme Lanciné Gon. Koné Dossongui est un garçon très bon. Il m’a même rendu service à l’époque. Tous les autres cadres, on les connaît. Vous savez, on se connaît tous dans ce pays. Aujourd’hui, il s’agit de décider pour la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens estiment qu’il faut reconduire Laurent Gbagbo pour réhabiliter ce pays. Je voudrais rendre hommage à tous ces frères qui se joignent à nous. Je voudrais surtout rendre hommage au DNC, Dr. Issa Malick Coulibaly pour le travail qu’il abat. S.D.D. : J’ai fait le même constat que vous. Le code de bonne conduite n’est pas respecté par les acteurs politiques. Ils le violent toujours. Nous sommes parfois gênés et ulcérés par le comportement et les propos de certains hommes politiques. On peut faire la politique et dire des choses sans haine ni injures. On n’a pas besoin de salir les adversaires et verser du venin sur eux. Le ministère de la réconciliation nationale ne peut être que silencieux. Puisque notre rôle n’est pas de sanctionner mais de sensibiliser. Voilà pourquoi nous avons lancé le projet «élections dans la paix». Au cours de nos tournées de sensibilisation, nous expliquons aux Ivoiriens qu’aller aux élections, ce n’est pas la guerre.
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